Décaler un projet : Une décision pas anodine…

Decalage projet OPTIDIA

Un Comité d’Investissement d’une entreprise a l’habitude de « trier » ses projets pour les ordonner et les prioriser dans son Portefeuille de Projets.

Mais qu’en est-il quand on décide de décaler un projet déjà planifié ?

Il est alors important d’avoir en main toutes les informations pour décaler en connaissance de cause… C’est-à-dire, à identifier, à quantifier l’ensemble des impacts potentiels :

On pense en priorité au marché : les clients seront-ils toujours là ? les concurrents auront-ils sorti un produit concurrent ? un retard technologique va-t-il apparaitre ?

Même si tous les projets n’impactent pas directement le marché, d’autres conséquences qu’il est peut-être utiles d’envisager existent :

  • CAPEX : Quels investissements supplémentaires devrais-je envisager sur le site si je ne remplace par les équipements prévus ? Quelles sont les pénalités potentielles des fournisseurs et sous-traitants que j’ai déjà engagés dans le projet vont-ils demander ? Quelles seront les disponibilités de mes fournisseurs et sous-traitants si je décale le projet – et par conséquent, quels coûts supplémentaires envisagés ? Ai-je pris en compte le coût des études pour clôturer proprement mon projet ?
  • OPEX: Quels sont les coûts supplémentaires par non-optimisation des matières premières et/ou des utilités/ énergies ? Quels coûts supplémentaires à prendre en compte en conservant l’organisation actuelle ?
  • Réglementaire: Est-ce que je remplis tout de même mes obligations réglementaires ? Est-ce que de nouvelles réglementations vont apparaître et devront être prises en compte dans le projet lorsque je le reprendrai ?
  • RH: Quelles sont les conséquences sur le personnel à qui j’ai annoncé le projet ? Les ressources présentes aujourd’hui le seront-elles demain pour mener à bien celui-ci ?
  • Image: Quel est le niveau de confiance que m’accorderont les partenaires, le voisinage, les autorités locales ? Les concurrents profiteront-ils de ce décalage pour mettre à mal l’image de la société ?

Voici quelques-unes des questions que je suis amenée à poser aux équipes projet et donc au Comité d’Investissement pour une prise de décision éclairée.

Le management de projet: un sport de haut niveau?

Management de projet: sport de haut niveau?

 

Manager un projet: Un sport de haut niveau?

C’était le thème du forum PMI France (Project Management Insitute – Chapter France) qui a rassemblé 580 personnes pendant 2 jours à Marseille les 14 et 15 mars. 

 

 

Au-delà d’être tout d’abord impressionnée par la détermination de ces athlètes, le récit de leur parcours amène 3 pratiques applicables au management de projet:

  1. Comme dans une équipe projet, l’humain est au centre de la performance: Pour un chef de projet, il s’agit de libérer le potentiel humain de chacun, de donner confiance, de partager la même vision (les mêmes objectifs de projet = Pourquoi fait-on le projet? – A ce sujet: l’Analyse du Besoin va vous y aider) et ainsi créer du sens…
  2. Pour atteindre la performance, chasser les émotions bloquantes et démotivantes: Le sportif prépare toute épreuve en faisant une analyse des risques de tout ce qui peut lui arriver et en préparant ses actions de réponse. Ceci lui permet de parer aux imprévus et de répondre au cours de la compétition avec la bonne réaction sans se déstabiliser…comme dans le management d’un projet, analyser les risques pour mieux se préparer et gérer les imprévus inhérents à chaque projet.
  3. Savoir s’adapter aux autres pour expérimenter: L’ouverture aux autres pour s’inspirer d’autres gestes plus performants telle est la clé du succès des sportifs. Dans notre environnement de travail, c’est aussi s’inspirer d’autres façons de travailler et de créer des liens entre différentes pratiques, différents processus pour que chacun puisse trouver sa place et être acteur de l’agilité, de « l’intelligence de situation » disent les sportifs, dans son environnement. C’est tout l’intérêt de la conduite du changement et de l’amélioration de performance des processus associés.

Alors…A vos marques!

 

Naufrage-du-Titanic

Le naufrage du Titanic: l’exemple d’une mauvaise gestion de projet?

On prend souvent l’exemple du Titanic pour montrer la mauvaise gestion d’un projet: la certitude d’un bateau insubmersible, les mauvais arbitrages…

Tout cela n’est qu’un funeste souvenir ?

Et pourtant aujourd’hui:

  • Ne voit-on pas des projets sans analyse des besoins qui débouchent sur des produits non adaptés au marché?
  • N’y a-t-il pas des incidents ou accidents lors de chantiers du fait d’une confiance excessive des équipes dans un environnement pourtant pas si familier qu’est la réalisation d’un projet?

Je vous invite à réaliser de manière systématique des analyses du besoin et des analyses de risques sur vos projets quelque soit leur taille !

Ces analyses vous seront utiles pour :

  • S’assurer que le produit créé correspond aux besoins des clients
  • S’assurer que les risques potentiels sont pris en compte dans le management du projet depuis son initialisation jusqu’à sa réalisation et son exploitation
  • Mais aussi pour réaliser des exercices:
    • Fédérateurs pour une équipe projet
    • Excellents pour la communication tant dans l’équipe projet que vers un comité de pilotage !

En savoir plus: Analyse du Besoin, Analyse des risques

Forum PMI France à Grenoble mars 2015

Optidia au forum PMI France

Optidia participera au forum de PMI France les 25 et 26 mars 2015 à Grenoble

Ce sera l’occasion de s’ouvrir sur de nouvelles pratiques de gestion de projet tant au point de vue des nouvelles technologies que de nouvelles formes de management, de réfléchir et contribuer aux réflexions sur l’agilité, la gestion du changement et l’innovation pour l’optimisation de vos projets…